Achille, un robot au service de la créativité scolaire

Du 21 au 23 novembre 2018 s’est tenue à Paris l’édition annuelle du salon professionnel de l’innovation éducative, EducaTec EducaTice. En partenariat avec le Ministère de l’Education nationale et de la Jeunsesse, le salon a accueilli plus de 200 exposants et partenaires proposant des solutions et de nouveaux outils pour l’École d’aujourd’hui et de demain.

Achille est né de la volonté de sensibiliser dès le plus jeune âge les enfants à la robotique. Celle-ci prend, en effet, une part grandissante dans la société et l’économie. Déjà intégrée aux programmes scolaires dès l’école primaire, elle permet l’acquisition de notions scientifiques variées, auxquels l’utilisation d’Achille vient ajouter la créativité.

Un enjeu pédagogique

Le robot Achille a été créé dans l’objectif de favoriser la découverte des fondements de la robotique tout en permettant à l’élève d’être à la fois dans la position du créateur et de l’utilisateur du robot.

Cet objectif répond au programme de Sciences et Technologie du cycle 3, qui indique que la construction des savoirs et des compétences doit passer par la mise en œuvre de démarches scientifiques et technologiques variées et que « la diversité des démarches et des approches (observation, manipulation, expérimentation, simulation, documentation…) développe simultanément la curiosité, la créativité, la rigueur, l’esprit critique, l’habileté manuelle et expérimentale, la mémorisation, la collaboration pour mieux vivre ensemble » (p. 183). D’autre part, parmi les attendus de fin de cycle 3 figure l’objectif suivant : « Concevoir ou produire tout ou partie d’un objet technique en équipe pour traduire une solution technologique répondant à un besoin » (p. 192)

Le robot Achille, dont le concept repose sur une pédagogie de la découverte et de l’apprentissage ancrée dans le jeu et la manipulation, a pour but de permettre à l’élève de :

  • comprendre ce qu’est un robot ;
  • construire soi-même un robot pour être acteur de ses apprentissages et apprivoiser l’objet ;
  • faire des expériences amusantes avec son robot pour comprendre comment il fonctionne ;
  • manipuler les capteurs et l’environnement du robot pour fixer son comportement ; initier à la programmation ;
  • personnaliser son robot et stimuler l’imaginaire ;
  • partager ses expériences et participer à l’évolution du robot.

Apprendre les bases de la robotique en manipulant

Le concept du robot Achille repose donc sur la théorie du learning-by-doing (apprentissage par la pratique) et permet d’acquérir les bases de la robotique : physique, électronique, lumière et programmation.

Cet apprentissage repose sur 4 étapes :

  • Etape 1 : construire le robot pour comprendre comment il marche. S’il est composé essentiellement de pièces en carton prédécoupées et emboîtables, auquel s’ajoute du matériel électronique (2 moteurs, une carte PCB avec 2 capteurs lumineux, 1 boîtier de piles, 1 bouton ON/OFF). Achille est un vrai robot, puisqu’il est capable de se déplacer et d’interagir de manière autonome avec son environnement, par le biais de capteurs (lumineux), de moteurs (avec les roues) et d’actionneurs (la carte électronique).
  • Etape 2 : personnaliser son robot et développer l’imaginaire. La démarche créative propose un environnement d’apprentissage qui permet de concevoir et de fabriquer des objets intégrant des composantes numériques. Par exemple, une option « maker » permet de fabriquer des accessoires en impression 3D pour le robot.
  • Etape 3 : programmer le robot avec 8 expériences.
  • Etape 4 : partager ses expériences et contribuer à l’évolution du robot. Un site communautaire permet de partager ses créations, ses expériences, mais aussi de poser des questions, d’obtenir de l’aide, de participer à des défis et de prendre part à des ateliers en fablabs.

Il est à noter qu’une expérimentation concernant 25 classes de CM1/CM2 est actuellement en cours avec lea.fr.

 

 

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